SAMARCANDE, L’ÉBLOUISSANTE.

Samarcande est l’une des plus anciennes et des plus fascinantes cités d’Ouzbékistan. Située au cœur de la mythique Route de la Soie, cette ville légendaire attire depuis des millénaires les regards du monde entier. Déjà mentionnée mille ans avant J.C. dans l’Avesta zoroastrien comme une riche contrée agricole, Samarcande a toujours exercé un pouvoir de séduction unique sur les voyageurs, les poètes et les empereurs.

Au fil des siècles, elle est devenue un véritable carrefour des civilisations : les caravanes venues de Chine, d’Inde, de Sibérie, d’Iran ou de Byzance y faisaient halte, tout comme les conquérants et les savants. Tous ont laissé leur empreinte dans ses mosquées aux dômes turquoise, ses madrasas monumentales et ses ruelles chargées de mémoire.

Aujourd’hui encore, Samarcande continue d’émerveiller. Avec ses avenues ombragées, ses parcs verdoyants et ses fontaines pleines de fraîcheur, la ville semble baigner dans une lumière hors du temps, où chaque pas raconte une histoire.

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Histoire

Un passé trimillénaire au carrefour des empires

Samarcande possède plus de 3 000 ans d’histoire, ce qui en fait l’une des plus anciennes villes habitées d’Asie centrale. Fondée bien avant notre ère, elle fut d’abord intégrée à l’empire perse, puis conquise par Alexandre le Grand, avant de devenir un centre florissant de la civilisation sogdienne.

Plus tard, au XIVe siècle, Samarcande connaît son apogée sous le règne de Tamerlan, qui en fait la capitale de son vaste empire. Véritable carrefour commercial et culturel de la Route de la Soie, la ville a vu se rencontrer les influences persanes, turques, arabes, indiennes et chinoises.

Aujourd’hui, cette riche histoire se lit encore dans chaque pierre de ses monuments : Samarcande continue de porter les traces des empires qui l’ont façonnée.

Les origines antiques et la période sogdienne (Xe siècle av. J.-C. au Ve siècle)

Au nord de la Samarcande actuelle naît l’une des plus anciennes cités d’Asie centrale. Mille ans avant notre ère, les Sogdiens 1 font déjà de Samarcande une capitale régionale rayonnante. Ce peuple iranophone, commerçant et lettré, occupe une position stratégique sur la Route de la Soie. Grâce à cette situation, la ville devient un lieu d’échanges. Les produits exotiques, idées religieuses, langues et formes artistiques circulent librement.

Dès cette époque, Samarcande ne se limite pas à une simple ville : elle est un véritable carrefour de civilisations. Plusieurs religions y cohabitent, comme le zoroastrisme 2, le bouddhisme, des cultes solaires ou encore le chamanisme 3, révélant une étonnante tolérance spirituelle.

Naissance d’une grande cité

Vers le VIIIe siècle avant notre ère, Maracanda 4 – ancien nom de Samarcande – apparaît dans les récits antiques. C’est une cité prospère, située au croisement des mondes perse, indien et chinois. Elle est d’abord intégrée à l’empire achéménide 5, puis conquise en 329 av. J.-C. par Alexandre le Grand. Il la décrit comme « l’une des plus belles villes de l’Orient ».

Certes, la conquête entraîne d’importantes destructions, mais Samarcande se relève rapidement. Elle s’épanouit sous l’influence hellénistique, qui se mêle à la tradition sogdienne.

Pendant plus de mille ans, Samarcande incarne le cœur battant de la civilisation sogdienne. Les fouilles archéologiques du XXe siècle ont permis de redécouvrir une culture brillante, longtemps oubliée. Cette période fondatrice façonne l’identité cosmopolite de la ville, son goût pour l’échange et son ouverture au monde..

1 Sogdiane : territoire recouvrant en partie l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et l’Afghanistan de Xe av. J.-C. à 1050.

2 Zoroastrisme : ancienne religion monothéiste (1500 ans avant J.-C.), majoritaire dans l’Iran et l’Asie centrale préislamiques, jusqu’à la conquête arabo-musulmane au VIIe siècle.

3 Chamanisme : pratique spirituelle ancestrale fondée sur la croyance en l’existence d’esprits de la nature, des ancêtres et d’autres mondes invisibles.

4 Maracanda : premier nom connu de la ville de Samarcande.

5 Achéménide : dynastie qui a régné sur l’Empire perse de 550 à 330 av. J.-C. connus pour avoir créé l’un des plus grands empires de l’Antiquité, s’étendant de l’Indus à la mer Égée et de l’Égypte à l’Asie centrale.

Conquêtes, empires et transition vers l’islam : les dynasties persanes (VIe – IXe siècle)

Au tournant de notre ère, Samarcande entre dans une nouvelle phase de son histoire. Tandis que les royaumes hellénistiques déclinent, la ville passe successivement sous la domination des Kouchans 1, des Héphtalites 2, puis des Turcs occidentaux. Tous convoitent Samarcande pour sa position stratégique et sa prospérité commerciale.

Cette période marque une profonde transformation culturelle. Samarcande s’imprègne de nouvelles influences religieuses. Le zoroastrisme demeure prédominant, mais le bouddhisme venu de Bactriane 3, ainsi que diverses croyances chinoises et indiennes, gagnent du terrain. La ville devient un carrefour spirituel autant qu’économique, une véritable artère entre Xi’an 4 et le monde iranien.

Les caravanes, véhicules culturels

Les caravanes, qui traversent Samarcande, ne transportent pas seulement des marchandises – soie, jade, épices ou papier. Elles véhiculent aussi des idées, des langues et des formes artistiques. Les fresques du VIIe siècle retrouvées dans le palais princier d’Afrosiab en témoignent. On y voit des délégations venues de Chine des Tang 5, d’Inde, de Corée et de Perse réunies dans une scène de fête somptueuse. Ce chef-d’œuvre pictural, unique au monde, reflète l’ouverture de Samarcande aux cultures du continent.

Afrosyiab, détail des fresques murales VIe s. Photo 2008

L’islamisation progressive et l’essor culturel (VIIIe – IXe siècle)

Mais cet âge d’or préislamique prend fin au début du VIIIe siècle avec la conquête de Samarcande par les armées omeyyades. En 712, la ville est prise, ses élites locales sont soumises, et les premiers éléments d’une administration islamique sont mis en place.

Pendant près de deux siècles, l’islam s’implante progressivement à Samarcande, souvent en coexistence avec les anciens cultes. L’arabe devient la langue du pouvoir, du droit et de la religion. Le sogdien reste utilisé dans la vie quotidienne et dans les échanges commerciaux.

Très vite, Samarcande devient un centre florissant de science, de théologie et d’artisanat. C’est ici que sont copiés les premiers manuscrits du Coran, sur du papier venu de Chine. Ce savoir-faire est introduit au VIIIe siècle, après la capture d’artisans chinois. Grâce à cette innovation, la ville devient l’un des premiers centres de production de papier du monde musulman.

1 Kouchan : empire chinois du Ier au IIIe siècle, s’étendant du Tadjikistan à la mer Caspienne et de l’Afghanistan jusqu’à la vallée du Gange. Leur langue est le grec et le bactrien (langue iranienne).

2 Hephtalites : guerriers nomades venant de Sibérie.

3 Bactriane : région historique d’Asie centrale, située principalement dans l’actuel nord de l’Afghanistan, ainsi que partiellement au Tadjikistan et en Ouzbékistan.

4 Xi’an : Ancienne capitale impériale de la Chine et point de départ historique de la Route de la Soie.

5 Tang : l’une des plus brillantes dynastie chinoise (618–907) de l’histoire de la Chine marqué par une ouverture sur le monde à travers la Route de la Soie.

Dynasties turques, renouveau architectural et destruction mongole (Xe – XIIIe siècle)

Au début du Xe siècle, la dynastie turque des Karakhanides 1 prend le contrôle de la Transoxiane 2, région qui inclut Samarcande. Sous leur règne, Samarcande connaît un nouvel essor, tant sur le plan religieux qu’éducatif et architectural. C’est à cette époque que sont édifiés les premiers monuments islamiques majeurs en brique cuite décorée, marquant un tournant dans l’architecture de la ville.

Artisanat et architecture

Parallèlement, Samarcande reste un centre artisanal renommé. On y produit des céramiques raffinées, des textiles, de la verrerie, des bijoux et des manuscrits sur parchemin. Les confréries soufies commencent à structurer la vie religieuse. Des tombeaux de saints apparaissent en périphérie, préfigurant les vastes complexes funéraires timourides 3 qui émergeront deux siècles plus tard.


Dynastie Karakhanide. Peinture persane, 1306-1314

Les hordes amènent l’extinction

Mais cet équilibre fragile est brisé au début du XIIIe siècle. En 1220, l’armée mongole de Gengis Khan assiège Samarcande. Peuplée alors de dizaines de milliers d’habitants, la ville se rend après une courte résistance. Elle est livrée aux flammes : ses habitants sont massacrés ou déportés, ses monuments détruits, ses canaux d’irrigation sabotés.

Ce n’est pas seulement une ville qui tombe : c’est une civilisation urbaine millénaire qui vacille. Gengis Khan impose sa loi avec une brutalité implacable. Il emporte avec lui des artisans, des orfèvres, des scribes et des bâtisseurs pour les utiliser ailleurs dans son empire.

Pendant plusieurs décennies, Samarcande devient un centre provincial marginal, presque ruiné. D’autres cités, comme Boukhara, prennent le relais en tant que capitales commerciales et spirituelles de la région.

1 Karakhanides : dynastie turco-mongole musulmane qui a régné en Asie centrale du Xe au XIIe siècles.

2 Transoxiane : région correspondant approximativement à l’Ouzbékistan, au Tadjikistan, au sud-ouest du Kazakhstan et au sud du Kirghizistan, située entre les fleuves Syr-Daria et Oxus (actuel Amou-Daria).

3 Timourides : dynastie fondée par Amir Timur (1405 à 1507) d’origine turco-mongole islamisée.

L’âge d’or timouride au renouveau sous les Ashtarkhanides (XIVe – XVIIIe siècle)

Lorsque Tamerlan 1 prend le pouvoir dans la vallée du Kachka-Daria 2 en 1370, il n’est encore qu’un chef de guerre turco-mongol parmi d’autres. En quelques décennies, il fonde un vaste empire, s’étendant de l’Inde moghole 3 aux portes de la Méditerranée. Il choisit alors Samarcande comme capitale impériale.

Reconstruction du visage de Tamerlan à partir de son crâne. Mikhaïl Mikhaïlovitch Guerassimov.

Samarcande, capitale de l’empire de Tamerlan

Tamerlan fait venir à Samarcande des artisans capturés dans ses campagnes : maîtres verriers de Syrie, tailleurs de pierre d’Ispahan 4 , mosaïstes d’Inde, architectes d’Anatolie 5. Il leur impose de transformer la ville en vitrine de son pouvoir, modèle de beauté et d’autorité. L’art timouride se distingue par ses carreaux de majolique 6, ses mosaïques géométriques et ses dômes élevés, conçus pour impressionner autant que pour inspirer.

Ainsi, sous son règne, Samarcande devient aussi un centre de savoir. Timur Lang soutient les lettrés, les soufis 7, les astronomes. À sa mort en 1405, l’empire vacille, mais la ville qu’il a magnifiée perdure.

Ulugh Beg, science et astronomie

Son petit-fils Ulugh Beg, homme de science plus que de guerre, poursuit cette ambition intellectuelle. Sur la place du Régistan, il fait construire un centre d’enseignement où l’on étudie les mathématiques, la théologie et la poésie. Mais son œuvre majeure reste le grand observatoire astronomique de Samarcande. Il y fait ériger un sextant 8 géant de plus de 40 mètres de rayon, qui permet de calculer la position de près de 1 000 étoiles. Il établit même la durée de l’année sidérale 9 avec une précision remarquable.

À cette époque, Samarcande rivalise avec les plus grandes capitales du monde islamique : Le Caire, Bagdad, Ispahan.

Déclin timouride et continuités religieuses

Après l’assassinat d’Ulugh Beg en 1449, Samarcande entre dans un lent déclin, à la fois politique, économique et démographique. Les grands édifices se détériorent partiellement, mais la ville conserve son activité religieuse. Les confréries soufies, les écoles coraniques et les artisans maintiennent une forme de continuité, et le prestige de Samarcande continue d’attirer érudits et pèlerins.

Un renouveau sous les Ashtarkhanides (XVIIe – XVIIIe siècle)

Au XVIIe siècle, un renouveau discret se dessine sous la dynastie des Ashtarkhanides 10. Dans un climat de relative stabilité politique, la reconstruction partielle de la place du Régistan est entreprise. Deux nouvelles madrasas sont édifiées en vis-à-vis de celle d’Ulugh Beg. Bien qu’elles soient postérieures à l’apogée timouride, ces constructions expriment une volonté de préservation de l’héritage. Elles incarnent un sursaut patrimonial avant les bouleversements du XVIIIe siècle.

1 Tamerlan : connu aussi comme Amir Timur, ou Timurlang (Timur le boiteux), fondateur de la dynastie et de l’empire Timouride.

2 Kachka-daria : région se trouvant au Sud de Samarcande où se trouve  la ville de Shakhrisabs.

3 Moghols (ou Mughals) : dynastie d’origine turco-mongole qui a régné sur une grande partie du sous-continent indien du XVIe au XIXe siècle.

4 Ispahan : ville de Perse.

5 Anatolie : province de la Turquie actuelle.

6 Majolique : désigne une céramique émaillée et décorée, souvent utilisée dans l’architecture islamique, notamment en Asie centrale.

7 Soufisme : courant mystique de l’islam qui met l’accent sur la spiritualité, l’ascèse et la quête d’une relation directe avec Dieu.

8 Sextant : immense instrument astronomique construit par Ulugh Beg  au XVe siècle à Samarcande.

9 Année sidérale :  temps que met la Terre pour effectuer une révolution complète autour du Soleil par rapport aux étoiles fixes.

10 Astrakhanides : dynastie d’origine turco-mongole qui régna sur le khanat de Boukhara entre 1599 et 1747.

La période impériale russe et la soviétisation (1868 à 1991)

En 1868, les troupes russes s’emparent de Samarcande. La ville est annexée à l’Empire tsariste et intégrée à la région du Turkestan 1, administrée depuis Tachkent. Un nouveau chapitre s’ouvre : celui de la colonisation et de la modernisation urbaine.

Les autorités russes imposent leur présence en construisant un quartier administratif de style européen à proximité de la vieille ville. Ce nouveau centre contraste fortement avec les ruelles étroites et sinueuses de la Samarcande ancienne.

Entrée des troupes russes à Samarcande en 1868. Tableau de Karazin-musée russe de St Petersburg

Naissance de l’image orientaliste de Samarcande

C’est à cette époque que naissent les premières photographies des monuments timourides. Les vestiges architecturaux deviennent des objets d’étude pour les orientalistes 2, et des sujets d’émerveillement pour les artistes russes et les voyageurs européens. L’image de Samarcande comme « perle de l’Orient » commence alors à se diffuser en Europe.

Réformes éducatives et tensions sociales

Parallèlement, une bourgeoisie musulmane locale émerge lentement. Des réformes éducatives inspirées du jadidisme (réformisme musulman) s’introduisent dans les écoles. Toutefois, les inégalités se creusent. La population musulmane est écartée des postes importants, provoquant des tensions sociales croissantes. En 1896, une révolte éclate et est violemment réprimée par l’armée impériale.

La période bolchevique et la rupture religieuse

Avec la Révolution de 1917, Samarcande passe sous le contrôle bolchevik 3. Elle devient brièvement, de 1925 à 1930, la capitale de la République socialiste soviétique d’Ouzbékistan (R.S.S.O.). Un tournant radical s’opère. Les mosquées ferment, les madrasas sont transformées en écoles, musées ou entrepôts, et les confréries soufies sont dissoutes. La religion est déclarée « opium du peuple » et sévèrement réprimée.

Samarcande dans l’imaginaire soviétique

Dans les années 1930, les Soviétiques entament un vaste programme de modernisation : construction d’usines, d’écoles techniques, de théâtres et de quartiers d’habitation collective. Samarcande devient aussi un objet de mise en scène culturelle : ses monuments sont restaurés dans une perspective de propagande, donnant naissance à une image idéalisée d’un « Orient soviétique ».

Vers la redécouverte identitaire

Les universités locales forment une élite laïque, technique, soviétisée. Pourtant, à la fin des années 1980, Samarcande retrouve une forme de parole libre. Des associations culturelles renaissent, les mosquées rouvrent, et la mémoire de la grandeur passée devient un vecteur d’émancipation identitaire.

En 1991, avec l’effondrement de l’Union soviétique, Samarcande est prête à redevenir ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : un pilier de l’histoire et de l’identité nationale ouzbèke.

1 Turkestan : partie de l’Asie centrale russe au XIXe, dont l’actuel Ouzbékistan.

2 Orientaliste :  érudit ou un chercheur spécialisé dans l’étude des civilisations orientales ( l’Asie, le Moyen-Orient et le monde islamique).

3 Bolchevik : faction créée en 1903 sous la direction de Lénine.

L’ère contemporaine – Renaissance nationale et rayonnement international (1991 – aujourd’hui)

En 1991, avec l’indépendance de l’Ouzbékistan, un nouveau chapitre s’ouvre. Pour la première fois depuis des siècles, le pays reprend en main son destin. Samarcande, riche d’un prestige historique unique, est aussitôt élevée au rang de symbole national.

Une restauration patrimoniale ambitieuse

Sous la présidence d’Islam Karimov 1, la ville bénéficie d’investissements publics massifs. Une vaste campagne de restauration patrimoniale est entreprise : coupoles vernies, portails nettoyés, inscriptions refaites, minarets redressés. Les monuments timourides redeviennent à la fois des lieux d’orgueil national et des pôles touristiques majeurs.

Samarcande et l’UNESCO 9 novembre 2023. Photo 2023

L’inscription à l’UNESCO et le développement du tourisme

En 2001, le centre historique de Samarcande est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO 2 sous le titre évocateur de « Carrefour des cultures ». Ce classement confirme la place de la ville parmi les hauts lieux du tourisme culturel en Asie centrale. De nouveaux musées ouvrent, les festivals se multiplient, et les infrastructures hôtelières se développent rapidement.

Une réislamisation encadrée par l’État

Parallèlement, Samarcande connaît une réislamisation modérée. Les mosquées et madrasas rouvrent, les confréries soufies reprennent une place dans la société, et les rituels familiaux refont surface. La religion retrouve une visibilité dans l’espace public, tout en restant encadrée par un État laïc fort.

Croissance universitaire, économique et diplomatique

La ville s’impose aussi comme un pôle universitaire, scientifique et économique. Une ligne de train à grande vitesse relie désormais Samarcande à Tachkent et Boukhara. Un nouvel aéroport international a été inauguré, et des zones industrielles modernes émergent en périphérie. En parallèle, la construction d’un centre de congrès monumental permet d’accueillir de grands événements diplomatiques.

Samarcande a ainsi renforcé son rayonnement international en organisant, entre autres, le Sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghai en 2022.

Une ville tournée vers l’avenir

À la nuit tombée, lorsque les mosaïques bleues s’illuminent et que les places s’animent, on sent battre à Samarcande un cœur très ancien, mais toujours vivant. Une ville qui fut jadis au centre du monde… et qui semble bien décidée à le redevenir.

1 Islam Karimov : Président du Soviet suprême de la RSS d’Ouzbékistan du 24 mars 1990 au 1er septembre 1991, puis de la République d’Ouzbékistan du 1er septembre 1991 à sa mort le 2 septembre 2016.

2 UNESCO : Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture.

Voir à Samarkand

Samarcande, telle une légende vivante, est un carrefour de civilisations où les siècles ont sculpté pierre après pierre l’un des plus somptueux patrimoines du monde islamique. Ici, les dômes céruléens caressent le ciel, les minarets défient le temps, et les mosaïques racontent des histoires en éclats de lumière et de faïence.
De la majestueuse place du Régistan aux tombeaux sacrés de Shah-i-Zinda, chaque monument est une invitation au voyage à travers l’histoire, l’art et la spiritualité d’un Orient aussi raffiné que mystérieux.

Monument érigé au VIIIe siècle av. J.-C.

Le site d’Afrosiab

À l’extrémité nord de Samarcande s’étendent les vastes collines silencieuses d’Afrosiab 1, ancien cœur de la ville avant les invasions mongoles. Fondée au IXe siècle avant notre ère, cette cité millénaire est pendant plus de 1500 ans l’un des principaux carrefours de la Route de la Soie. Elle connecte la Perse, la Chine et l’Inde par les déserts d’Asie centrale.

Afrosyiab, fresque de chasse aux tigres.  Musée. Photo 2017

Afrosiab prospère sous les Achéménides, puis sous Alexandre le Grand, qui la nomme Maracanda. Elle devient une capitale de la civilisation sogdienne de premier plan.

Un joyau culturel

Le joyau du site est sans doute la fresque sogdienne du VIIe siècle, découverte dans les ruines d’un ancien palais royal. On y voit une procession diplomatique réunissant des ambassadeurs chinois, turcs, indiens et coréens. La peinture révèle un style vivant et coloré, où s’entrelacent chevaux, étendards et musiciens. Cette œuvre unique, conservée aujourd’hui dans le musée d’Afrosiab, reflète le cosmopolitisme raffiné de l’époque.

D’autres découvertes, telles que remparts, céramiques, inscriptions sogdiennes et monnaies, révèlent une continuité urbaine ininterrompue pendant près de deux millénaires.

1 Afrosiab :  nom donné à l’ancien site archéologique de la ville de Samarcande, occupé de l’âge du fer jusqu’au XIIIe siècle.

Monuments érigés du XIe au XVe siècle

La nécropole de Shah-i-Zinda

Perchée sur une colline sacrée à l’entrée nord-est de Samarcande, la nécropole de Shah-i-Zinda — littéralement « le roi vivant » — est l’un des ensembles architecturaux les plus fascinants d’Asie centrale. Composée d’une enfilade de mausolées richement décorés, elle offre un condensé saisissant de l’art islamique du XIe au XVe siècle.

Portail de Sha-I Zinda. Photo 2016

Le site s’organise en une allée étroite bordée de coupoles turquoise, d’arcatures 1 richement carrelées et de portails monumentaux recouverts de faïences. Chaque mausolée raconte une époque, un style, une personnalité. Certains datent des Karakhanides (XIe–XIIe siècles), d’autres furent édifiés sous Tamerlan dans le raffinement artistique le plus absolu.
Les revêtements de céramique, d’une finesse inouïe, mêlent arabesques végétales, géométries célestes et versets coraniques. Les teintes dominantes — bleu cobalt, turquoise, blanc, parfois or — créent une atmosphère à la fois solennelle et éthérée.

En 1434–1435, Ulugh Beg, petit-fils de Tamerlan et mécène éclairé, fait ériger le portail d’entrée monumental en pierre taillée et faïence. Cette entrée confère au site son unité architecturale et sa solennité d’ensemble.
Shah-i-Zinda est un sanctuaire visité par les pèlerins autant que par les amateurs d’art.

1 Arcature : série de petits arcs, portés par des colonnettes ou des piliers, disposés côte à côte.

La mosquée Bibi-Khanym

Dominant le centre historique de Samarcande, proche du grand bazar, la mosquée Bibi-Khanym est un chef-d’œuvre de l’architecture timouride. Elle est à la fois démesurée, audacieuse et profondément symbolique.

Commandée par Tamerlan lui-même au retour de sa campagne triomphale en Inde en 1399, elle incarne la grandeur de son empire. Elle est construite en cinq ans et Timour Lang lui donne le nom de sa femme. Le monument se compose d’une cour intérieure de 120 mètres de côté, trois grandes coupoles, quatre minarets. Le portail d’entrée monumental atteint 35 mètres de hauteur. Le dôme central, bleu turquoise, surplombe la salle de prière principale. Deux mosquées latérales complètent la composition, reflétant une symétrie grandiose.

Mosquée Bibi Khanum depuis la colline de Sha-I-Zinda. Photo 2018

Mais l’audace de la construction dépasse parfois les techniques disponibles : dès le XVe siècle, la coupole principale menace de s’effondrer. Restaurée à plusieurs reprises, au XXIe siècle la mosquée a retrouvé une part de son éclat originel.

Au centre de la cour trône un pupitre monumental en marbre était destiné à accueillir un gigantesque Coran. La tradition veut que les femmes souhaitant un enfant passent dessous, en signe de bénédiction.

Le mausolée de Gour Emir

Édifié en 1404, le Gour Emir — littéralement “le tombeau de l’émir” — abrite la sépulture de Tamerlan. Ce mausolée, dont le dôme bleu côtelé domine l’horizon, constitue l’un des premiers chefs-d’œuvre de l’architecture timouride.

Gour Emir. Photo 2016

À la mort de Timur, ses restes sont transférés ici par ses héritiers, et le mausolée devient un sanctuaire dynastique. On y trouve également les tombes d’Ulugh Beg, astronome et petit-fils de Timur, ainsi que d’autres membres de la lignée.
L’intérieur, richement décoré de stucs dorés, de mosaïques et de panneaux en onyx, contraste avec la sobriété de la façade extérieure en briques émaillées.

Amir Timur légendaire

La pierre tombale noire de Tamerlan, en jade néphrite de Transbaïkalie 1, est aujourd’hui une pièce emblématique. Une légende entoure d’ailleurs sa sépulture : lors de son ouverture par une équipe soviétique en juin 1941, une inscription maudite est découverte, prophétisant l’arrivée d’un grand fléau en cas de profanation. Trois jours plus tard, l’Allemagne envahissait l’URSS.

Plus qu’un simple mausolée, le Gour Emir constitue le prototype architectural de nombreuses nécropoles islamiques postérieures, notamment le Taj Mahal en Inde.

1 Transbaïkalie : région située à l’est du lac Baïkal, en Sibérie.

Le Registan

Du mot persan signifiant ” place sablonneuse ” le Registan est le cœur historique de Samarcande. Ce vaste ensemble architectural, construit entre le XVe et le XVIIe siècle. Il sert de centre politique, éducatif et commercial à l’époque des Timourides.
Le Registan incarne la grandeur intellectuelle et artistique de Samarcande, capitale rayonnante de l’Asie centrale. Sa composition est harmonieuse, ses façades couvertes de mosaïques. Son urbanisme savamment orchestré en font l’un des plus beaux ensembles islamiques du monde.

Le complexe se présente sous trois magnifiques monuments :

  • Médersa d’Ulugh Beg – construite entre 1417 et 1420 : : centre d’enseignement prestigieux, décoré de motifs astronomiques.
  • Médersa Cher-Dor – construite entre 1619 et 1636 : célèbre pour ses tigres stylisés et ses soleils anthropomorphes.
  • Médersa Tilla-Kari – achevée en 1660 : combinant fonction d’école et de mosquée, avec un mihrab recouvert d’or.

Illumination sur le Registan. Photo 2021

La madrasa d’Ulugh Beg

Érigée entre 1417 et 1420, la madrasa d’Ulugh Beg est l’incarnation architecturale d’une époque où la science, la philosophie et la foi cohabitent harmonieusement.

Cette madrasa est l’un des plus prestigieux centres d’enseignement d’Asie centrale au XVe siècle.

Le savoir pour le bien de tous

Le Prince Ulugh Beg, petit-fils de Tamerlan, astronome de génie et souverain éclairé, s’entoure de savants renommés de tout le monde musulman, Notamment les savants Qadi Zadeh al-Rumi 1, Ali Qushji 2 et Jamshid al-Kashi 3 qui y enseignent aux côtés du prince lui-même.

Ulug-Beg assis entouré des savants devant le globe terrestre. Photo 2015

Le bâtiment est organisé autour d’une cour intérieure bordée de cellules destinées aux étudiants. Sa façade monumentale s’élève à plus de 30 mètres et s’orne d’étoiles, hommage explicite à la passion astronomique de son fondateur. Certaines inscriptions calligraphiques, évoquent la quête de savoir, la lumière de la connaissance et l’harmonie cosmique.

L’intérieur est sobre et équilibré. Les étudiants y vivent, étudient les sciences naturelles, l’astronomie, les mathématiques, la logique et la grammaire. Ce lieu est le prolongement terrestre de l’observatoire astronomique qu’Ulugh Beg fera bâtir quelques années plus tard.

À une époque, la majorité des écoles religieuses se consacrent presque exclusivement à l’étude du droit et de la théologie. La madrasa d’Ulugh Beg brille comme un phare de rationalisme dans un monde en transition.

1 Al-Rumi : mathématicien et astronome musulman du XVe siècle.

2 Ali Qushji :  astronome, mathématicien et théologien musulman du XVe siècle.

3 Al-Kashi :  astronome et mathématicien musulman du XVe siècle.

Centre astronomique d’Ulugh Beg

À flanc de colline, légèrement à l’écart du centre de Samarcande, se dressaient autrefois les murs de l’observatoire d’Ulugh Beg. Ce chef-d’œuvre d’ingénierie et de savoir fut conçu par l’un des esprits les plus brillants de son temps. Aujourd’hui en partie enfoui, ce lieu légendaire demeure un symbole éclatant de la grandeur scientifique du XVe siècle en Asie centrale.

Lithographie colorée du XIXe de l’observatoire d’Ulugh Beg avant sa destruction.

La science des étoiles

Construit entre 1424 et 1429, l’observatoire est la réalisation du savoir d’Ulugh Beg. À une époque où la plupart des princes investissent dans les arts guerriers ou religieux, Ulugh Beg choisit les étoiles. Il réunit autour de lui les meilleurs savants de la région et fait ériger un édifice unique dans le monde islamique.
Le cœur de cet observatoire est un gigantesque sextant en marbre semi-enterré, long de plus de 40 mètres de rayon. Aucun instrument aussi précis ne fut construit en Europe avant le XVIIe siècle.

C’est ici que sont compilées un catalogue astronomique de près de 1 000 étoiles. Ulugh Beg et ses collaborateurs y déterminent la durée de l’année sidérale avec une erreur de moins de 1 minute, un exploit exceptionnel au regard des moyens de l’époque.

De l’oubli à la mise en lumière

Après l’assassinat d’Ulugh Beg en 1449, son propre fils, manipulé par des religieux opposés à ses idées rationnelles, ordonne la destruction de l’observatoire. L’emplacement exact du site tombe dans l’oubli jusqu’à sa redécouverte par l’archéologue russe Vassili Viatkin, en 1908.

Aujourd’hui, un petit musée jouxte les fondations restaurées du sextant. Il expose des maquettes, manuscrits, instruments anciens et retrace l’incroyable destinée de ce prince-savant.

La madrasa Cher-Dor

Face à la madrasa d’Ulugh Beg se dresse la madrasa Cher-Dor, littéralement « porte des lions ». Sa conception date de 1619 à 1636, deux siècles après l’époque de Tamerlan. Elle témoigne d’une nouvelle phase artistique de Samarcande, alliant héritage timouride et audace décorative.

Chir Dor sur la place du Registan. Photo 2019

Commandée par le gouverneur de Samarcande sous la dynastie des Ashtarkhanides, cette madrasa suit le modèle classique des madrasas d’Asie centrale. Cependant ce qui fait la célébrité de Cher-Dor, ce sont ses décorations uniques, en rupture avec l’iconographie islamique conventionnelle. Sur la façade principale, deux grands tigres stylisés s’élancent dans un mouvement dynamique, chacun poursuivant un soleil anthropomorphe 1. Ce motif, très inhabituel dans l’art islamique qui proscrit généralement les représentations figuratives. Mais quelle qu’en soit la signification, cette façade reste l’une des plus audacieuses du monde musulman.

1 Anthropomorphe : ce qui a l’apparence, la forme ou les caractéristiques d’un être humain, même s’il ne s’agit pas d’un humain.

La madrasa Tilla-Kari

Clôturant le trio harmonieux de la place du Régistan, se dresse la madrasa Tilla-Kari, littéralement « recouverte d’or ». Elle combine, avec équilibre, fonction religieuse, éducative et politique, tout en déployant une magnificence décorative sans équivalent dans la ville.

Elle est érigée entre 1646 et 1660 afin de compléter l’aménagement de la place du Régistan, en symétrie avec les deux madrasas déjà existantes.
Le bâtiment, plus vaste que Cher-Dor, adopte une cour centrale, bordée de cellules et une mosquée intégrée dans l’aile ouest. Cette rareté lui confère un double statut d’école et de lieu de prière.

Registan, médersa Tilla Kari de nuit. Photo 2016

L’intérieur de la mosquée est un véritable trésor. On y voit un mihrab richement décoré, surmonté d’un dôme intérieur resplendissant, intégralement orné de dorures sur fond bleu nuit. Ce décor somptueux, d’inspiration persane et moghole, reflète à la fois le goût raffiné de l’époque et la volonté d’éblouir par la splendeur.
La façade extérieure est moins exubérante que celle de Cher-Dor. Cependant elle se distingue par une harmonie exceptionnelle entre les inscriptions coraniques, les arabesques florales dans les tons de turquoise, lapis-lazuli, ocre et or.

Monument érigé XVIIIe siècle

Le Chorsu de Samarcande

À quelques pas de la mosquée Bibi-Khanym s’élève le Chorsu, ancien carrefour marchand dont le nom signifie littéralement « croisement à quatre directions » en persan.

Siab-Bazaar. Photo 2023

Construit au XVIIIe siècle sur les fondations d’un marché plus ancien, le Chorsu s’inscrit dans la grande tradition des bazar-coupoles d’Asie centrale. Son plan octogonal reflète une conception fonctionnelle et symbolique : un espace où les routes convergent, où les peuples se rencontrent et où les richesses du monde circulent. Dans ses allées se croisent les dialectes du monde : persan, ouzbek, turkmène, russe, chinois, hindi, arménien… On y vient autant pour commercer que pour s’informer, débattre ou simplement observer.

Ses quatre entrées voûtées, orientées vers les points cardinaux, permettent de canaliser les flux des marchands et des clients. À l’intérieur, une vaste salle centrale, fraîche en été et protégée en hiver, était autrefois divisée en échoppes où se négociaient les marchandises amenées par les caravaniers.

Avec le déclin des routes commerciales traditionnelles au XIXe siècle, le Chorsu perd peu à peu sa fonction originelle. Il est restauré dans les années 2000 et transformé en galerie d’art et d’artisanat local. Il accueille des expositions, des objets d’art, des tapis anciens et des pièces de céramique, retrouvant ainsi une nouvelle vie culturelle, sans trahir sa vocation d’échange.

Monument érigé XIXe siècle

La mosquée Hazrat Khizr

Surplombant Samarcande, la mosquée Hazrat Khizr offre l’une des plus belles vues panoramiques sur la ville. Ce lieu ancien, mentionné dans des textes médiévaux, plusieurs fois détruit est reconstruit en 1854 sous l’époque khanique de Boukhara.

La mosquée actuelle est un exemple raffiné de l’architecture centrasiatique tardive. Sa façade en brique cuite, colonnes en bois sculpté, plafonds peints en polychromie et décoration intérieure mêlent stucs, céramique et calligraphie.

Monuments érigés XXe siècle

L’église orthodoxe Saint-Alexis

Non loin du quartier russe établi à la fin du XIXe siècle, se dresse la discrète mais élégante église Saint-Alexis. C’est l’un des rares témoignages de l’architecture religieuse orthodoxe en Asie centrale. Ce lieu de culte est édifié entre 1909 et 1912 à l’usage des soldats et fonctionnaires russes stationnés à Samarcande. L’église illustre la diversité confessionnelle que la ville connait à l’époque impériale.

Église orthodoxe St Alexis. Photo 2019

Construit dans un style néo-russe, le monument est caractérisé par des coupoles bulbeuses dorées, des arcs en plein cintre et un clocher à flèche effilée. Les murs blancs et le toit en métal vert lui donnent un aspect à la fois modeste et solennel. Son plan en croix grecque, avec une iconostase en bois sculpté, reste fidèle à la tradition orthodoxe.

Fermée durant la période soviétique, l’église est transformée en musée d’histoire naturelle, avant d’être rendue au culte dans les années 1990. Restaurée en 1996, elle réouvre ses portes à la communauté orthodoxe, principalement les russophones restés en Ouzbékistan après l’indépendance.

L’église catholique Saint-Jean-Baptiste

Discrète et élégante, cette église est nichée dans une rue paisible de Samarcande. Elle témoigne d’une présence catholique inattendue dans une ville à majorité musulmane. L’église est construite en 1916 pour une communauté de prisonniers internés dans la région pendant la Première Guerre mondiale.  Elle est l’un des rares lieux de culte catholique autorisés en Asie centrale à cette époque.

Son architecture néogothique, avec des arcs brisés, un clocher pointu et des vitraux colorés, tranche avec l’environnement architectural local, fait de coupoles et d’aïwans 1.

L’église sert d’entrepôt après sa fermeture par les autorités soviétiques dans les années 1930. Elle est restituée à l’Église catholique après l’indépendance. Reconsacrée en 1999, elle est aujourd’hui desservie par des prêtres missionnaires et accueille une petite communauté multinationale.

1 Aïwan : terrasse protégée du soleil par une toiture soutenue par de hautes colonnes.

Monument érigé XIXe siècle

Le mausolée d’Islam Karimov

En 2016, à quelques mètres de la mosquée Hazrat Khizr, est inauguré le mausolée d’Islam Karimov, premier président de l’Ouzbékistan indépendant (1991–2016). Entouré de jardins fleuris et de marbre blanc, ce tombeau contemporain s’intègre avec une certaine discrétion à l’environnement spirituel du lieu, tout en affirmant la continuité entre passé et présent.

Mausolée du président Islam Karimov. Photo 2022

C’est un lieu de pèlerinage pour les Ouzbeks, et un point d’observation remarquable sur l’histoire vivante de Samarcande.

Transports

Samarcande possède un aéroport qui reçoit les vols internationaux et domestiques.

En ville, les meilleures façons de circuler sont les taxis, les trams et les bus. Très économiques ils vous emmènent très rapidement partout dans la ville et les faubourgs.

La gare ferroviaire de Samarcande dessert les trains :

  • Afrosyiab (trains rapides) en provenance/à destination de Tachkent, Boukhara et Navoï
  • Charq (trains lents) en provenance/à destination de Tachkent, Boukhara, Navoï, Urgench, Khiva

Spectacles et vie nocturne

Attractions :

  • Fabrique artisanale de papier de soie – Meros Paper Mill – Village de Konigil, Samarcande.
  • Cave Khovrenko – Makhmud Kashgari,58, Samarkand
  • Galerie d’art Happy Bird – 43A, rue Tashkentskaya, Samarcande.
  • Pain de Samarcande – Boulangerie traditionnelle – Siyob Bazaar, Samarcande.
  • Atelier Samarkand Bukhara Silk Carpets – 12A, rue Hujum, Samarcande.
  • Théâtre du costume historique El-Meros – 27, rue Alisher Navoi, Samarcande.

Festivals :

  • Festival international de musiques orientales Sharq Taronalari – Place du Régistan, Samarcande.

Bars, café :

  • Café Sogdiana – Alishera Navoi St. 62, Samarkand
  • Mone Bakery – Dagbitskaya 25A, Samarkand
  • Sayqali Samarkand Chayhana – Ulitsa Tashkentskaya 59, Samarkand
  • Blues Cafe – Amira Temura St. 66, Samarkand
  • Sky Bar – Rowing Canal, Konigil Massif, Samarkand
  • Tochka №1 – Shakhrukha Mirzy St, 50, Samarkand
  • Lionwise Hookah & Bar – Mirzo Ulugbek 61, Samarkand

Restaurants :

  • Emirhan – Makhmudzhanova 1/18, Samarkand
  • Platan – Pushkin St, 2, Samarkand
  • Restaurant Samarkand – Makhmuda Koshgari, 54, Samarkand
  • Boulevard Restaurant Bakery – Universitetskiy Blvd, 1, Samarkand
  • Oshqand – Zarafshon shokh St., 16, Samarkand
  • Chapon Samarkand – Bazarova St., 14, Samarkand
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