COP20 CITES en Ouzbékistan : une fenêtre sur le trafic d’espèces sauvages

Un événement international majeur à Samarcande pour lutter contre le commerce illégal de la faune et de la flore

Du 24 novembre au 5 décembre 2025, l’Ouzbékistan accueille à Samarcande la COP20 CITES, la conférence internationale dédiée à la lutte contre le trafic d’espèces sauvages.
Cet événement majeur met en lumière un enjeu mondial : le commerce illégal d’animaux et de plantes, qui génère chaque année des dizaines de milliards d’euros.

Un rendez-vous international au cœur de Samarcande

À peine la COP30 sur le climat terminée, une nouvelle conférence internationale s’ouvre. Cette fois, elle est consacrée à la protection de la biodiversité.

Ainsi, la COP20 de la CITES 1 réunit à Samarcande des représentants du monde entier. L’objectif est clair : mettre à jour la liste des espèces dont le commerce est interdit ou strictement réglementé.

En effet, ces décisions sont essentielles pour lutter contre un trafic qui alimente la criminalité organisée à l’échelle mondiale.

Un slogan porteur de sens

Le 20 août 2025, l’Ouzbékistan a dévoilé le slogan officiel de cet événement :
« La CITES célèbre ses 50 ans à Samarcande : connecter la nature et l’humain ».

L’annonce a été faite à Tachkent par M. Aziz Abdukhakimov, ministre de l’Écologie, de la Protection de l’environnement et du Changement climatique.

Selon lui, ce slogan reflète une vision forte. La conservation de la nature ne doit pas être séparée de l’humain, mais envisagée comme une trajectoire commune.

Samarcande, carrefour historique entre Orient et Occident, apparaît ainsi comme un lieu symbolique pour célébrer cet anniversaire et réfléchir aux enjeux futurs.

Un logo entre nature et patrimoine

Le logo officiel de la COP20 CITES a été conçu par le Ministère de l’Écologie de la République d’Ouzbékistan. Il associe plusieurs symboles du patrimoine naturel et culturel du pays.

On y retrouve notamment un pétroglyphe représentant un argali (Ovis ammon), une plante médicinale (Rhodiola semenovii) ainsi que des éléments architecturaux de Samarcande.

L’argali, inscrit à l’Annexe II de la CITES, rappelle la nécessité de protéger les espèces menacées. Par ailleurs, la présence de la plante souligne le rôle essentiel de la flore dans les écosystèmes et la santé humaine.

Enfin, les monuments de Samarcande illustrent la richesse culturelle de l’Ouzbékistan et son ouverture au monde.

L’Ouzbékistan au cœur des enjeux de biodiversité

Le fait que l’Ouzbékistan accueille la COP20 témoigne également de la reconnaissance croissante du rôle de l’Asie centrale dans la conservation de la biodiversité mondiale.

Samarcande, l’une des plus anciennes villes habitées au monde, offre un cadre exceptionnel. Elle se situe au carrefour de régions abritant une faune et une flore remarquables, telles que Varanus caspius, le flamant rose ou encore Lynx lynx isabellinus.

Ainsi, cet événement souligne l’importance stratégique de la région dans les équilibres environnementaux globaux.

Une conférence tournée vers l’avenir

Alors que le monde se prépare à cette session de novembre, les travaux s’intensifient. Des propositions d’amendements aux annexes de la CITES ont déjà été soumises. Parallèlement, l’ordre du jour de la conférence se précise.

Samarcande se prépare désormais à accueillir une communauté internationale mobilisée autour d’un objectif commun : protéger durablement la biodiversité.

Plusieurs dizaines d’espèces ont ainsi vu leur statut renforcé, confirmant l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre le trafic d’espèces sauvages.

1 CITES : Depuis 1975, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, dite « Convention de Washington » et connue sous l’acronyme CITES, protège plus de 40 000 espèces animales et végétales. Elle encadre leur commerce à l’échelle mondiale afin de garantir leur survie.